IL Y A CERTES, EN CELA, UN RAPPEL POUR QUICONQUE A UN COEUR

Dimanche 30 mai 2010, , 1355 visites

Plongé dans l’océan des passions et assailli de tous côtés par les
tentations, l’homme se trouve être dépourvu d’un grand bienfait : celui
de la Clairvoyance, celui de la Saine Réflexion.

En effet, comparable à un grain de sable dans cet immense univers, ce
petit être issu d’une
“ goutte d’eau repoussante ” doit utiliser ce qui lui a été octroyé
de façon innée : l’ouïe, la vue et le cœur. Ces trois sens sont des
éléments qui peuvent être les causes de sa guidée ou de sa perte dans
les méandres de ces ténèbres aux multiples voies.

Combien sont nombreux ceux qui voient mais n’observent pas, ceux qui
entendent mais n’écoutent pas, ceux qui ressentent mais ne croient pas !
Sourds, muets, aveugles, ils ne peuvent ni raisonner ni discerner le Droit
Chemin. De toute évidence, ce ne sont pas les yeux qui sont atteints de
cécité mais plutôt les cœurs présents dans les poitrines qui le sont.

Cette vie sur terre est semblable à une barque chargée de passagers et
de provisions. Voguant en mer, elle s’arrête un moment afin que tu
embarques, puis, elle poursuit sa longue épopée… Et viendra un jour
où tu devras descendre.

Durant notre si brève présence à bord, il est des questions que chaque
passager doté de raison doit se poser :

L’un des passagers regarde derrière lui et se dit : “ Mais d’où
est-ce que je viens ? Quelle est mon origine ? ”

Puis, son visage se tourne vers l’avant et il s‘interroge : “ Vers
où est-ce que je me dirige ? Quelle est ma destination finale ? ”

Enfin, il prend conscience de l’endroit où il se trouve et se demande :
“ Mais... pourquoi suis-je ici, dans cette barque ? Quelle est la raison
de mon existence ? Quel est le but de ma vie ? ”

Telles sont les interrogations dont, seul le doué d’intelligence, celui
qui est doté de la Raison Saine, trouvera les réponses exactes. Le cœur
a ses raisons que la raison ne connaît pas - ou ne reconnaît
qu’ultérieurement - et parfois trop tardivement !

Les panneaux de signalisation te dirigent vers la voie à emprunter dans
les flots de cette circulation tumultueuse, ceci afin de déceler les
mystères innombrables de la vie mais bel et bien visibles pour qui veut
les voir.

Dans l’horizon, combien sont nombreux ces signes qui ne font
qu’interpeller tout être raisonnable : “ Ne vois-tu pas en moi la preuve
de... ? “

Sors légèrement ta tête de cet océan de perdition et respire !

Contemple à perte de vue, un temps soit peu, au-dessus de toi, ces masses
planétaires qui flottent dans le vide sans structure visible à l’oeil
nu !

Scrute ce ciel, aussi vaste soit-il, qui est maintenu sans piliers !

Ou encore, ces oiseaux si proches les uns des autres “ voguant ” à
toute allure sans jamais se percuter !

Un autre signe pour toi est ce paysage terrestre et stellaire semblable à
un tableau magnifiquement peint dont nul autre qu’un “ Artiste ” ne
pourrait réaliser d’aussi somptueuses œuvres d’art. Il s’agit, en
réalité, d’une multitude d’étoiles qui ont pour vocation de
t’orienter vers le Chemin de la Rectitude.

Ne vois-tu pas cette quantité d’eau si impressionnante retenue dans les
nuages au-dessus de ta tête ? Par miséricorde, elle tombe en de fines
gouttes d’eau et fait revivre la terre morte afin de donner des fruits de
toutes sortes.

Comme est surprenante la récolte d’une terre revivifiée par cette eau
qui donne, miraculeusement, naissance à toutes sortes de végétaux et
d’aliments de couleurs, de formes et de goûts riches et variés.
Pourtant, à l’origine, l’eau et la terre n’étaient qu’une !

Quelles Surprenantes faune et flore pour celui qui veux voir en elles des
signes !

Regarde face à toi toute cette variété d’insectes et d’animaux qui sont
tous à ta disposition. Ne remarques-tu pas qu’ils vivent en communautés
tout comme nous ? Le roi et l’assujetti, le vainqueur et le vaincu,
l’oppresseur et l’opprimé se côtoient... L’aigle dans le ciel, le lion
sur la terre, le requin dans la mer ont tous un point commun : ils sont
tous courbés ! Mais courbés devant Qui ? Telle est la question.

Prend le temps de méditer sur cette généreuse verdure qui apaise le
regard grâce à son vert étincelant.

Et si cette immense boule de gaz - qu‘est le soleil - s’approchait ou
reculait d’une infime distance de la Terre, tous les êtres vivants
mourraient calcinés ou congelés.

Le soleil et la lune, la nuit et le jour, le mâle et la femelle,... tout
élément a été créé en couple. Peut-être verras-tu en cela un signe
manifeste ? N’est-ce pas par son opposé qu’une chose apparaît ?

Puis, ramène à nouveau ton regard sur les planètes. Le système solaire
est semblable à une immense horloge réglée sur une durée
prédéterminée qui arrivera au terme de son échéance et finira par
s’arrêter.

Puis, retourne ton regard au moins deux fois sur ce ciel immense, ces
constellations, ces étoiles... ta vue en reviendra frustrée, humiliée
et emplie de crainte !

Outre dans l’horizon, il y a des signes en toi-même. Ne vois-tu donc pas
 ?

Tu es parfaitement façonné. Le nies-tu ? Non, je ne crois pas. Regarde
cette personne qui a du mal à utiliser ses facultés mentales. Et
celui-là qui a du mal à se tenir debout en raison d’une simple
anomalie physique... Dès lors, tu ne peux nier que tu as été conçu
dans la forme la plus parfaite !

Observe ce miracle de la cellule humaine semblable au
fonctionnement d’une immense ville. La complexité de cette mégapole,
son organisation, ses résidents, ses affluents étonnent le moins savant
d’entre nous. Qu’en serait-il pour celui qui est doté de clairvoyance
 ?

Serais-tu capable de créer une seule de ces cellules ? Non. Le Vrai
Créateur est Celui qui créé à partir de rien et qui est parfaitement
Connaisseur de ce qu’Il créé. Serait-ce toi ? Que dis-tu alors des
milliards de cellules qui façonnent ton organisme ? Et que dis-tu des
milliards de créatures qui peuplent cette terre ?

Tu vois les gens regarder l’horizon, les alentours de ces paysages
terrestres mais sans qu’ils n’observent. Ainsi, ils ne parviennent pas
à découvrir ce qui se cache derrière ces merveilles.

Et si, dès à présent, tu te mettais toi et tous tes congénères à
dénombrer tous les bienfaits dont toi seul fus comblé, vous ne pourriez
jamais parvenir à les dénombrer en totalité.

Pour rien au monde tu n’échangerais les nombreux bienfaits que te procure
ta vue, pas même pour des palais d’ors et d’argents. N’est-ce pas ?
Pourtant, nombreux sont ceux qui disposent de ces yeux précieux sans
chercher à voir, hélas, au delà des apparences ! Il en est ainsi car
seule une minorité parmi les hommes observe le scénario de la vie avec
“ l’oeil de la Foi ”.

Dis-moi, que dirais-tu s’il faisait nuit en permanence ? Qui donc autre
que le Créateur des ténèbres pourrait t’apporter une lumière pour te
permettre de réaliser tes affaires mondaines durant la journée ?
N’entends-tu donc pas ?

Et s’il faisait jour en permanence qui donc autre que le Créateur de la
lumière pourrait t’apporter une obscurité dans laquelle tu te reposerais
 ? N’observes-tu donc pas ?

Et combien sont nombreux ceux qui disposent de richesses matérielles
innombrables. Malgré cela, ils ne sont toujours pas parvenus au bonheur
auquel ils aspirent tant. Ceci car même si tous les organes de leurs
corps, à l’exception du cœur, étaient comblés, ils n’accéderaient
pas à la félicité souhaitée.

En effet, il est un organe dans le corps de l’homme qui, s’il est vivant,
alors tout le corps est vivant et s’il est mort, alors tout le corps est
mort. Cet organe n’est autre que le cœur. Car il n’y a de vraie vie
qu’à travers celle du cœur !

Si les rois et leurs armées connaissaient le bonheur dans lequel baigne
cette “ être vivant ”, tu les verrais lui déclarer la guerre et le
combattre afin d’accéder à son trésor.

Le “ vivant ” est celui qui sait pourquoi il existe, œuvre dans ce
sens afin d’accéder à son unique but, et cela même si son corps est
immobile en raison d’un quelconque handicap physique.

Et le “ mort ” est celui dont cet “ organe roi ” qu’est le cœur
est anéanti, et cela même si cet être bouge parmi le commun des
mortels. C’est que ce dernier n’est pas parvenu à trouver sa place dans
cet univers, au milieu de toutes ces créatures, aussi nombreuses et
immenses soient-elles.

Parmi celles-ci, considérons les montagnes semblables à d’immenses
piquets solidement enfoncés dans la croûte terrestre pour éviter à la
terre de se secouer et de nous emporter avec elle ainsi que tout ce
qu’elle contient en son sein.

Et ces vastes étendues terrestres nous permettent de résider
convenablement sur la surface aplanie de la terre.

Et ces mers, ces océans et ces affluents qui s’étendent à perte de
vue sont aussi un autre signe.

Médite sur ce ciel qui nous protège des météorites et des rayons
extrêmement nocifs à notre vie sur terre.

Il y a, certes, en cela une exhortation pour les doués d’intelligence.

Et qui est plus malheureux que celui qui n’a toujours pas trouvé sa
réelle identité ! Il ne sait toujours pas ce qu’il fait ici… sur
cette Terre, cette barque voguant en mer !

Quant à l’autre, celui qui vie et respire l’air de la Vraie Vie, il a
découvert que toute cette création n’est autre que l’œuvre d’un “
Artiste ” Unique qui n‘a pas de semblable.

Sa création est une preuve suffisante de Son Existence.

Ceci est la Vérité.

Celui-ci est, certes, Puissant et Omnipotent de par tout ce qu’Il créé,
aussi innombrables et complexes que puissent être Ses créatures…

Celui-ci est, certes, Très Miséricordieux de par la disposition
harmonieuse qu’il a faite des couleurs, des sons et des formes présents
dans la nature et qui apaisent les esprits. Il laisse également à notre
disposition toutes sortes de subsistances et cela en dépit de nos erreurs
quotidiennes…

Celui-ci est, certes, Sage de par la manière dont Il a ordonné et
agencé les éléments de l’univers et tout ce qui y vit, aussi bien, au
sein même de l’homme que sur cette Terre ou, encore, dans l’univers
cosmique…

Celui-ci est, certes, Omniscient de par la science que toute Sa création
requiert. Comme est surprenante la conception de Ses créatures les plus
infimes comme la cellule du corps humain semblable à un “ micro univers
”. Il existe d’autres créatures gigantesques comme notre univers
stellaire qui s’apparente à “ une gigantesque cellule ” dans lequel
l’orgueilleux y est si insignifiant !

Celui-ci est, certes, Le Détenteur de la Royauté Absolue.

Notre savoir est comparable à une goutte d’eau aspirée furtivement par
un oiseau. Cette goutte provient d’un immense océan que l’Omniscient
englobe de sa science illimitée.

Et nombreux sont ceux qui ne sont pas parvenus à déceler le vrai sens de
“ celle qui met fin aux plaisirs ”, “ celle qui sépare les groupes
” : la mort. C’est en réfléchissant et méditant à son sujet que tu
parviendras à trouver le vrai sens de la vie.

Effectivement, la vie n’est rien d’autre qu’un “capital jeunesse” qui
s’achèvera, un “capital santé” qui se détériorera, un “capital
temps” qui arrivera à son terme, un “capital richesse” qui
s’épuisera… La gestion intelligente du "capital vie" de l’homme causera
sa richesse ou sa perte. Tache donc d’investir intelligemment pour
“rentabiliser” ce capital ! Tu ne récolteras demain que ce que tu
sèmes aujourd’hui sur cette Terre. Quant à celui qui sème les
épines, il récoltera les blessures.

L’existence terrestre n’est rien d’autre qu’un ensemble de moyens mis au
service de l’homme. Mais dans quel but ?

Mais que feras-tu de tous ces bienfaits ? Les dépenseras-tu en
t’auto-détruisant dans la perversité, dans ce qui est blâmable... ?

Tous se voilent les yeux et ne veulent pas penser à la mort. A croire
qu’ils vont vivre une éternité sur cette Terre qui finira par
disparaître elle aussi lorsque son tour viendra.

Si tu leur rappelles cette vérité, ils rétorquent : "Cesse donc de
penser comme un vieux !" ou encore "La vie est encore très longue :
profite de ta jeunesse (dans les turpitudes) !". Jusqu’au jour où
subitement…

Un jour, un homme fit un songe dans lequel il se vit
poursuivre par un lion. C’est alors qu’il tomba subitement dans une fosse
et parvint, au dernier moment, à se raccrocher à une racine. Au bout de
celle-ci, deux souris, une blanche et une noire, rongeaient cette racine
à laquelle il s’accrochait et qui n’allait pas tarder à lâcher. Au
fond de ce gouffre, se trouvait un crocodile à la gueule grande ouverte.
Il vit, ainsi, qu’il ne pouvait inéluctablement aller à l’encontre du
décret qui l’attendait : la mort. Cette vérité qu’il fuyait tant
autrefois ! C’est alors qu’il vit un trou qui contenait quelque chose de
semblable à du miel. Il y introduisit le doigt et se mit à le goutter et
à l’apprécier jusqu’à en oublier la situation catastrophique dans
laquelle il était pris au piège.

A son réveil, on lui interpréta le rêve comme suit :

Le lion est la mort qui court après chacun d’entre-nous et qui finira par
nous rattraper. Et cela même si nous nous réfugions dans de tours
imprenables ! La fosse est la tombe dans laquelle tout homme finira par
être enterré pour y résider. Tache donc de bien préparer ta future
demeure ! La racine est l’existence terrestre à laquelle nous sommes tous
si attachés ! Les deux souris blanche et noire sont la nuit et le jour qui
s’altèrnent incessamment jusqu’à l’échéance connue du Parfaitement
Connaisseur du visible et de l’invisible. Quant au miel, ce sont toutes
les tentations et passions de ce bas monde qui font oublier à l’homme la
véritable raison de son existence sur terre.

Dès lors, ne serait-ce que par simple réflexion et utilisation de ta
Raison, tu peux trouver des indices pour te diriger vers la Voie Droite.
Encore faudrait-il le vouloir et s’efforcer d’agir en ce sens !

La petite flamme de la foi, enfouie au fond de chacun d’entre-nous, nous
murmure : “ En effet, tout est si parfait, cela ne peut être que
l’œuvre d’un “ Artiste ” Unique qui ne nécessite l’aide de
personne et dont nul ne l’égal ! ”

A ce stade de la réflexion, tu as trouvé un début de vérité :
l’existence d’Un Créateur Unique.

En effet, s’il existait plusieurs divinités, elles
s’enorgueilliraient et souhaiteraient toutes s’élever les unes au
dessus des autres. Ainsi, chacune s’en irait avec ce qu’elle a créé.
Dès lors, imagines-toi le désordre dans lequel serait l’univers !

S’il existe plusieurs divinités, vers qui chercheras-tu soutien lorsque
tu ne trouveras personne d’autre que Lui dans tes moments de peine et de
souffrance. Qui invoqueras-tu dans l’obscurité de la tombe, sous terre,
lorsque tout le monde s’en ira et finira par t’oublier, te laissant
seul.

Un homme avait plusieurs divinités terrestres et une céleste. On lui
dit : “Qui invoques-tu dans tes moments de désarroi et
d’affliction ?” Il dit : “La divinité céleste !” On lui dit :
“Pourquoi, dans ce cas, ne délaisse-tu pas toutes ces divinités
terrestre qui ne te sont d’aucune utilité et n’adore-tu donc pas
l’Unique au ciel ?” C’est alors qu’il en fit ainsi.

Reste à te poser la question : "Ce Créateur Unique m’a-t-il créé moi
et toutes ces créatures sans aucun but ? Non. La saine nature de l’homme
ne peut admettre cela. Ce serait insensé !"

As-tu déjà vu une usine qui s’est construite d’elle-même sans fournir
aucune production ? Pourquoi, alors, existerait-elle ?

Et si je te disais qu’une horloge fut trouvée dans un désert. Les
éléments qui la constituent se sont rassemblés d’eux-mêmes sans
l’intervention et l’assemblage d’aucun autres facteurs que la matière
et le temps. Comment en serait-il ainsi alors que ces derniers ne peuvent
rien créer par eux-mêmes !

Mais alors… que dis-tu de toi : être humain doté d’un corps, d’une
âme, d’un esprit, de sentiments, de douleurs, de réflexions, d’une
raison, d’une intelligence, d’un cœur... ? Est-ce toi qui a créé
ces cieux, cette Terre, tout ce qui y vit et tout ce qu’il y a entre eux
 ? Ou alors t’es-tu créé par toi-même ? Ou alors serait-ce Monsieur
Hasard ? Comment en serait-il ainsi ? Comment pourrait-il créé alors que
ce dernier n’existe pas ?

Certes, le plus grand menteur est l’athée ! Cet être qui ne veut pas
admettre, clairement et à haute voix, ce en quoi son cœur le pousse à
croire. Ce dernier est semblable à un être dépourvu de yeux, d’oreilles
et de cœur se trouvant dans un immense couloir obscur. Il titube dans tous
les sens et ne peut sortir de ce labyrinthe, si ce n’est par la permission
de Celui qui guide – par sa grâce et sa miséricorde – et égare –
par sa sagesse et sa justice – qui Il veut en dotant l’homme d’une
lumière de Sa part.

Comment peux-tu nier ton Créateur alors qu’Il t’a donné la vie
lorsque tu en étais privé ? Puis Il te fera mourir, puis Il te fera
revivre de nouveau. Celui qui a créé une première fois, n’est-Il pas
capable de recréer une seconde fois ? Certes, cela lui est encore plus
facile !

Et c’est vers Lui que nous retournerons tous pour le Jour où nous
serons rétribués selon nos œuvres aussi nombreuses ou infimes
soient-elles.

Crois-tu qu’il ne sera pas fait justice à l’opprimé et que
l’oppresseur mourra s’en rendre compte de ses actes impunis ?

Non. Viendra un Jour où, lésé dans ce bas monde, l’animal dépourvu
de cornes s’en prendra a celui qui en fut doté. Pourvu que tu fasses
partie de ceux qui gagneront ce Jour où l’homme fuira son épouse, ses
enfants, ses parents, ses proches, ses amis… chacun aura son propre cas
pour l’occuper et s’exclamera : “ Mon âme, mon âme ! ”.

Que ton cœur prête attention à ce qui suit :

Il était une fois un Roi disposant de vastes terres où résidaient des
gens. Ce Roi octroyait à ces habitants toutes sortes de subsistances
alimentaires, vestimentaires... Il les protégeait contre l’ennemi...

Il leur envoyait des Émissaires dans chaque région afin de veiller à ce
que la Loi du Roi soit appliquée et à leur enseigner les vraies valeurs
de la vie. Ces Envoyés se devaient d’être des modèles à suivre dans
l’exemple qu’ils donnaient ainsi que d’être obéis.

En contre partie, ce Roi ne leur réclamait que ce qui Lui était dû, ce
qui Lui revenait de plein droit :

"Aimez-Moi, adorez-Moi, obéissez-Moi et servez-Moi. Continuez ainsi et Je
vous comblerai d’un présent bien plus agréable à tout cela et qui
n’équivaut à aucun autre, un présent que nul œil n’a vu, nulle oreille
n’a entendu et nul cœur humain n’a jamais imaginé !"

Ainsi, le décret voulu qu’une minorité d’entre eux se soumis de plein
gré à Son ordre alors que la plupart d’entre eux s’enflèrent
injustement d’orgueil et Lui tournèrent le dos. Certains parmi eux se
mirent à Lui donner des égaux. Une autre partie commencèrent à adorer
autre que ce Roi. Et d’autres encore se prirent eux-mêmes pour des
rois ! Ainsi, les actes de la majorité ne sont pas une référence sûre
et absolue !

Le Roi était alors dans ce cas, en droit de les punir par la sanction
qu’ils méritaient. Mais, de par Sa Miséricorde qui s’étend sur toute
chose et qui a devancé Sa colère, Il leur accorda un répit durant
lequel il leur était possible de revenir sur leur énorme injustice qui
ne causait aucun tord à ce Roi ; cette injustice, ce fut à eux même
qu’ils la causèrent et ils en furent les premières victimes !

En effet, si tous les habitants qui résident au sein de Ses propriétés
s’unissaient pour L’implorer et Lui demander ce qu’ils désirent, leurs
demandes seraient exaucées. Malgré cela, aucun des trésors inconnus et
innombrables de ce Riche Roi ne seraient amoindris ; pas plus que ce que ne
retirerait, en quantité d’eau, une aiguille plongée et sortie de la
mer.

Et si tous les habitants qui résident au sein de Ses propriétés avaient
un cœur aussi pur que celui du plus pieux d’entre eux, cela n’ajouterait
rien à Son royaume.

Et si tous les habitants qui résident au sein de Ses propriétés avaient
un cœur aussi corrompu que celui du plus corrompu d’entre eux, cela
n’enlèverait rien à Son royaume.

En fait, ce Roi n’est autre qu’Allah qui dispose de la royauté suprême
et absolue,

Allah, Le Créateur et Seigneur des cieux, de la Terre, de ce qui y vit et
de ce qui se trouve entre eux,

Allah, Le Pourvoyeur en toutes sortes de subsistances,

Allah, L’Administrateur des mondes,

Allah, L’Unique qui n’a aucun associé,

Allah, celui dont nul ne Lui est semblable,

Allah, L’Audient et Le Clairvoyant,

Allah, qui n’engendre pas. Comment en serait-il ainsi alors qu’Il n’a
pas de compagne ?

Allah, qui ne fut pas non plus engendré,

Allah, qui dispose des plus beaux Noms et des Attributs les plus
magnifiques,

Allah, Le Seul qui mérite ainsi la vénération, et est en droit d’être
aimé et adoré pour tout ce dont Il nous accorde comme bienfaits,
notamment la “ vie ”...

Allah, …

Si les mers se transformaient en encres et les arbres en plumes afin
d’écrire les Paroles de mon Seigneur, ils s’épuiseraient, certes, avant
que ne se soient épuisées les Paroles de mon Seigneur, quand bien même
on apporterait l’équivalent en renfort et même sept fois plus !

Tous ce qui est dans les cieux et la terre Lui sont soumis. Ils Le
glorifient mais l’être humain ne peut comprendre leurs glorifications.

Quant aux Émissaires envoyés dans chacune des contrées, ils ne sont
autres que les Messagers qui reçurent et à qui fut révélé l’unique
Message divin de l‘Unicité absolue. De Noé (Nouh) à Jésus (‘Isa)
en passant par Abraham (Ibrahim) et Moise (Moussa), qu’Allah fasse leurs
éloges et les préserve. Le dernier d’entre eux est Mohammed, qu’Allah
fasse ses éloges et le préserves, issu du peuple arabe et envoyé pour
l’univers jusqu‘au Jour Dernier afin que nul n’est d’argument devant
Allah. Ils ont dicté la conduite à observer et ont été les premiers à
appliquer Sa Législation. Ces hommes sont venus délivrer le Message de
l’Unicité parfaite et absolue du Seigneur de l’univers :

"Adorez votre Seigneur Allah. Vous n’avez en dehors de Lui aucune autre
divinité ! Je ne suis pour vous qu‘un avertisseur clair."

La récompense offerte à ceux qui se soumettent à Allah et pratiquent
tout ce que leur Maître aime et agréé – de paroles et œuvres
internes et externes légiférées – est le bonheur terrestre, la
félicité éternelle, l’agrément et la vue de leur Bien Aimé, ce Roi
Miséricordieux dans l’au-delà.

O Allah, Toi Le Vivant qui subsiste par Toi-même ! Comme Tu as fais
revivre cette terre morte au moyen de cette eau bénie descendue du ciel
pour y faire pousser toutes sortes de végétation, revivifie les cœurs
morts et guérit les cœurs maladies et insouciants au moyen de la
Révélation que Tu as fais descendre sur ton serviteur cette nuit bénie
du mois de Ramadan, afin que nous goûtions aux fruits de Ta Crainte
Révérencielle. Tu en es, certes, Capable et rien ne T’es impossible, Toi
Le Créateur et Maître de l‘univers.

[...] Il y a certes, en cela, un rappel pour quiconque a un cœur, prête
l’oreille tout en étant témoin.

Par la plume du pauvre envers Allah : Ibnkhayr
ibnkhayr@gmail.com