Décès de Fathi yakan

Le chef du front du travail islamique le prédicateur Fathi Yakan a rendu le dernier soupir samedi après-midi à l’hôpital Hôtel Dieu de France à Beyrouth. Agé de 76 ans, cheikh Yakan est mort suite à de graves infections pulmonaires qui ont entrainé une chute de tension. Son corps a été transporté à sa ville natale Tripoli (nord) dans un cortège funèbre escorté par les forces de sécurité. Un important rassemblement populaire, politique, dont des ministres et une délégation du Hezbollah, l’y attendait.
A son arrivée, son corps a été déposé dans l’enceinte de son université "al Jinane", avant d’être inhumé vers 17:00 heure locale de Beyrouth. Des oulémas et des personnalités politiques de l’opposition et des forces du 14 mars ont prononcé des discours sur les qualités du défunt.

mardi 16 juin 2009

Né le 9 février 1933 à Tripoli, Yakan est d’origine turque.
Il était une personnalité politique, intellectuelle et religieuse éminente. Diplômé en génie électrique à Beyrouth, et docteur honoris causa en études islamiques et langue arabe, il a fondé une université islamique privée "al Jinane" avec son épouse à Tripoli.

L’un des fondateurs du mouvement islamique au Liban dans les années 50, il fut l’émir puis le secrétaire général du groupe islamique lié aux frères musulmans entre 1962 et 1972, et fut élu député au parlement libanais en 1992.
Lors de la crise politique au Liban née après l’assassinat du premier ministre Rafic Hariri entre le gouvernement Siniora et l’opposition, cheikh Fathi Yakan a pris une initiative pour tenter de résoudre les différends entre les deux parties.
Sa mission était basée sur la réalisation du projet de l’unité islamique. Le 8 décembre 2006, cheikh Yakan a prêché devant plus d’un millier de fidèles musulmans, sunnites et chiites, lors de la prière en commun de vendredi tenue au centre-ville. Il avait appelé dans son sermon à l’unité des musulmans face aux projets et complots qui se trament contre le Liban.

Il fut connu pour ses positions en faveur de la résistance au Liban et dans le monde arabo-islamique, et a considéré que la victoire de la résistance en 2006 était une victoire de toute la nation, des sunnites avant les chiites, parce que le projet du Jihad ne concernait pas le Liban seulement mais le monde entier.

Le rôle du défunt a dépassé la scène libanaise pour atteindre la Syrie et la Turquie. Il fut médiateur entre les frères musulmans en Syrie et le président syrien Bachar el Assad, et entre la Turquie et la Syrie lors de la crise des années 98-99.
Le chef du front du travail islamique avait plusieurs publications islamiques. Parmi ses livres : "Comment prêcher l’Islam ?", "Vers un mouvement islamique mondial et unique", et "Que signifie être musulman ?".

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